A l’heure où j’écris ceci (sur papier), je suis en partiel à la fac. Je suis sensé composer mon sujet, mais je n’en ai pas envie, pas l’énergie, et de toute façon, pour des raisons d’orientation, je ne dois pas valider ce partiel. Longue histoire, mais ce n’est pas celle qui est intéressante là.
J’étais donc en partiel lorsque j’ai écris ces mots/maux, cette lutte entre ma tête et mon corps. La voici.

[Pardonnez-moi des fautes, je fais de mon mieux, mais la grammaire, les accords et les concordances des temps sont mes bêtes noires. J'y travaille.]

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Je ne me me sens pas bien dans mon corps. Je ne peux pas dire qu’il soit lié spécifiquement aux quatre jours de vacances passé dans ma famille. Ca date de bien plus loin que cela, même si les séjours chez eux me replonge dans cette problématique. Je ne développerais pas pourquoi ici. La dernière phase de troubles alimentaires était de septembre à début janvier.

Depuis cette phase, j’avais réussit à me sentir bien dans mon corps. Lui et moi on ne faisait qu’un, et c’était agréable. J’avais retrouvé le goût de manger, même si une part de moi, en arrière plan, contrôlait toujours mon alimentation. J’ai adopté une alimentation plus saine, centrée sur les fruits et légumes, et des féculents avant les choses me demandant plus d’énergie (sport, partiels, voyages…). J’ai quand même pu, sans me culpabiliser, partager quelques repas avec des amis et faire des écarts.

Au 19 novembre, trois mois après le début de cette phase de crises, j’avais déjà perdue 15kg. Même si épuisée, mon corps se sentais assez bien, je me trouvais bien et ça a commencé progressivement à s’arrêter. Je suis de base pas grosse, je le sais, mais j’ai des formes, que je ne supporte pas. Le poids auquel j’étais rendu était mon objectif, et mon médecin m’a aidé à ce que les choses n’aillent pas plus loin. Jusqu’à janvier, l’objectif était donc de stabiliser tout ça et d’essayer de reprendre une alimentation normale, petit à petit. Ca été dur, et douloureux. Mon estomac m’a fait souffrir car j’ai commencer à remanger trop rapidement, mais après une réadaptation, j’ai pu reprendre un rythme alimentaire normal. Il y a eu des crises de temps en temps pendant cette période, mais depuis début janvier, plus aucune.

De janvier à mi-mars, j’avais repris 5kg. Ce nouveau poids me convenait toujours, je rentrais encore dans mes habits, et je n’avais pas repris mes formes. Je n’étais pas ou peu dans le contrôle de mon alimentation, des calories, du gras.

Puis des choses stressantes sont venues bousculer mon quotidien. Tellement stressée, et avec beaucoup de changements que j’ai perdue le rythme horaire. J’ai commencer à sauter des repas, plus de notion du temps. Pas de rythme horaire chez moi déclenche beaucoup d’anxiété car les temps vide m’angoissent. Et pour calmer mes angoisses, je me rue sur la nourriture. Quand je ne saute pas des repas, je passe des heures à manger des choses pas équilibrée. Enfilade de tartines confiture/beurre. Le pot de chocolat à la cuillère. Déjà, je commencé à re-culpabiliser de manger de la sorte. JE ME DÉGOÛTE. Mais ça va qu’avec le sport, et avec les repas sautés, je n’ai pas pris de poids. La joie. Même si l’alarme en moi me répétais sans cesse « Tu vas être grosse », « Tu est répugnante ». Mais ça allait encore, pas de répercussion sur mon apparence, ni sur ma tête, alors ça va.

Puis vin le weekend chez les parents. La nourriture à l’huile et en grande quantité. Adieu légumes. Je vie mes dernière heures de canard, prête à être gavée pour devenir du foie gras.

Au retour du séjour en famille, sans même avoir à montée sur ma balance, je savais déjà que j’avais pris du poids, je me sentais déjà mal dans mon corps, les formes refaisaient surface. Verdict, la balance a parler, j’ai pris 6kg. Non !!!! Horreur, misère, catastrophe, fin du monde. Mon cerveau déraille, et la phase de crise est à nouveau présente, mais je lutte contre elle. Reprise de mon rythme alimentaires légumes, fruits, féculents si besoin, et sport. Normalement, j’aurai du perdre un peu, mais rien, nada, quedalle, quetchie, quenénie. Cinq jours après être rentrée de chez la famille, toujours rien de perdu. Bon, rien de pris non plus, mais rien de perdu ! Et là, le cerveau débranche total. Le dimanche, les crises sont de retour. Ne rien manger de la journée, juste le soir, et ne pas garder cette nourriture dans l’estomac. C’est comme ça dimanche, puis lundi, puis mardi, puis mercredi, puis aujourd’hui jeudi. Cela fait donc cinq jours que les crises ont recommencées, après cinq mois de tranquillité. Cinq jours, et 6kg disparue avec la chasse d’eau des toilettes.

Le hic, c’est que maintenant, j’ai beau avoir re-gagné ce poids post-séjour, celui auquel j’étais encore bien, la machine s’est remise en marche, et ne s’arrêtera à nouveau que lorsque j’aurai retrouvé le poids objectif… J’ai beau essayer de me dire non, que là ça va, que je dois arrêter, ça ne marche pas, c’est plus fort que moi, plus fort que ma tête.

Bon, à l’inverse de la phase de septembre à janvier, où j’en avais parlé au service médical que début novembre, non pas parce que je le voulais, mais parce que la perte se voyait trop, là, j’en ai parlé tout de suite. Du moins, au cinquième jour, le jour même où j’écris ceci. Ce qui est une bonne chose, car en en parlant, on m’a donner au moins la force de boire à défaut de manger (car je ne buvais pas non plus). Je n’avais pas envie d’en parler, mais en même temps si. Tiraillée entre l’envie d’en parler pour arrêter les choses, et cette petite voix en moi qui me dit de ne pas en parler sinon je vais être grosse. Je lutte. je me bats. Le temps fera les choses, sous surveillance évidement, et avec le maximum d’efforts pour que ça s’arrête.

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Donc voila, c’était mon déballage du jour. Pas réjouissant, mais mettre des mots me donne de l’énergie pour me battre contre ces idées que m’imposent ma tête.

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