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26/02/17

Aujourd’hui, j’ai 24 ans. Cela fait 1 an que l’on m’a pré-diagnostiquée, et 7 mois que j’attends un diagnostic officiel. A vrai dire, on m’en avait déjà parlé en 2011, mais à cette époque, j’étais bien trop noyée et absorbée par d’autres problèmes pour faire attention à ça. J’aurai pu d’officie rejeter cette hypothèse, ne plus y penser, et reprendre ma vie, mais non, impossible, elle était là, et fleurissait chaque jour un peu plus.

Quand mes problèmes on commencés à se résoudre les uns après les autres, alors que j’aurai du me sentir enfin soulagée et libre, il y avait toujours quelque chose d’anormal chez moi, qui me rendais mal, pour une raison qui me dépassait. Mes problèmes n’occupaient plus mon esprit en permanence, et pourtant, je continuais à être mal, à être dérangée par « le sociétal ».

J’ai alors lu quelques articles, et passer des tests en ligne. Je sais que la fiabilité de ces tests sont remit en question pour certains. Mais au vue des scores que j’ai eu, j’ai finalement opté pour creuser cette hypothèse.

- Aspie-quiz (fait en 2012) = 168/200
- RAADS-14 Screen (fait en 2013) = 40/42
- AQ Quiz (fait en 2014) = 45/50
- RMET (fait en 2014) = 23/36
- TQEG (fait en 2015) = 80/100
- Aspie-quiz (re-fait en 2015) = 179/200
- RAADS-R (fait en 2016) = 214/230
- Echelle TDA/H (fait en 2017) = 57/70

C’est ainsi qu’en février 2016, je prends contact avec une psychologue de ma ville spécialisée dans les TSA (Troubles du Spectre Autistique). Une chance pour moi qu’elle passe par mail et non par téléphone ou se déplacer directement pour prendre rendez-vous.

Quelques semaines après, l’hypothèse semble se valider.

Et croyez-moi, je suis soudainement heureuse. Libérer d’un poids énorme. Comme si, au final, cette hypothèse pesait plus lourd que tout mes problèmes réunit. C’est assez fou je le sais, mais je vous assure, une libération. Un masque dont j’ignorais la présence qui tout d’un coup s’envole.

Depuis la « confirmation » de l’hypothèse diagnostique asperger, je revis, mais en même temps, je me trouve scindée en deux.
Entre la fille d’avant, et la fille de maintenant.
Dire ou ne pas dire aux proches ?
Cela semble tellement invraisemblable soudainement d’apprendre que l’on est une personne totalement différente aux yeux des autres. Pour ceux qui m’ont connu avant, j’étais la fille renfermée, effacée. Pour ceux qui me connaissent maintenant, je suis la fille mystérieuse, intéressante, et attachante. Pourquoi cette différence ? J’ai toujours était cette deuxième fille … Mais dans un monde où la bizarrerie est pointée du doigt et moquée, il vaut mieux s’effacée et n’être soi que devant les personnes sûres.

M’enfin, voila.

Cela fait donc 7 mois que j’attends un diagnostic officiel.

Mon rendez-vous est le 12 mai. Enfin, le premier rendez-vous … sur trois je crois.

J’ai peur que cette hypothèse soit invalidée et que je retourne à la case départ pour savoir qui je suis. Mais je reste confiante. Confiante car au fur et à mesure des rencontres et des échanges, l’hypothèse devient certitude.

Pourquoi est-ce important ce diagnostic officiel ? Non loin de moi l’idée de mon complaire dans un terme « handicapée ». Non non, je ne le suis pas. Et ne me le revendique pas non plus. Je trouve que c’est plutôt un atout dans la vie. Cependant, il en demeure pas moi que c’est un handicap dans certains actes de la vie (scolaire, professionnelle, sociale), et que c’est sur ce point que le diagnostic officiel me serait d’un énorme secours. Pour faire des démarches administratives, pour avoir un aménagement de mes études et de mon travail adapté à mes difficultés. Je ne sais pas si tout cela sera possible, mais je crois que cela m’aiderai beaucoup, à quitter le « mode survie », et passer en « mode vie ». Vraiment.

En attendant, je rentre dans la dernière ligne droite de l’attente.

La suite bientôt.

05 mai 2017

On est vendredi 5, et vendredi prochain, j’ai rdv à Niort. Je suis impatiente, même si affreusement peur que ma vie s’effondre si on m’annonce que c’est négatif. Je n’abandonnerais pas pour autant. C’est indéniable, et tous les avis vont dans ce sens. Le syndrome d’asperger est tellement mal diagnostiqué chez les femmes. Ce n’est pas juste. Ma vie ne ressemble à rien et j’en souffre, j’ai besoin de cette renaissance. Pourvoir affirmer légitimement qui je suis sans avoir à me cacher de peur d’être prise pour une folle.

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