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Le 16 du mois,
Je ne serai plus là.
Le 16 du mois,
Je serai parti.
Le 16 du mois,
Très loin d’ici. 

Parce que la vie.

Pourquoi continuer à se battre,
Quand le but de l’autre est de vous abattre ?
Pourquoi continuer à marcher,
Quand tous le monde veut vous achever ?
Pourquoi garder espoir et lutter,
Quand tout est noir et sans pitié ?

Parce que la vie.

Aujourd’hui je suis fatiguée,
A bout de nerf et essoufflée.
J’aimerai hurler au monde entier,
Que je souffre à en crever.
Mais les mots ne veulent pas sortir,
Comme si cette vérité les effrayait,
Comme si ces maux il fallait les enfouir,
Ou tout simplement les oublier.
Aujourd’hui je suis fatiguée,
Alors pourquoi continuer à résister ?

Parce que la vie.

Je n’en peux plus,
Je vous le cri, « JE N’EN PEUX PLUS ».
De cette vie si belle,
Et à la fois si cruelle.
De ce monde insensible et sans compréhension,
Qui pour les gens comme moi s’avère être une prison.
Haine, violence, et irrespect,
C’est ce qui berce vos chère bébés.
Ignorance, abandon, et exclusion,
Sont les fondements de notre société.
Si les maux sont à mots, ce que souffrance est à violence
Mort est à vie, ce que solution est à problème.
On dit que le est belle et pourtant elle n’a plus de sens,
Alors pourquoi chercher quand tout vous parait blême ? 

Parce que la vie.

Bien sur il y a des êtres d’exception,
Qui vous délivre de cette prison.
Quand vous vivez une grande douleur,
Ils sont votre dose d’antidépresseurs.
Ils savent guérir vos maux et vos blessures,
Leur simple présence vous rassure.
Ils sont toujours là même loin de vous,
C’est grâce à eux qu’on tient debout.
Il est temps de s’asseoir et d’en discuter,
Poser des mots pour pouvoir être aidé.

Parce que la vie.

Le 16 du mois,
Je ne serai plus là.
Le 16 du mois,
En fait je ne sais pas.
Le 16 du mois,
Je n’ai pas envie de faire ça.

Parce que la vie,
Elle en vaut la peine.
Parce que dans la vie,
Il y a des gens qui t’aime.

 

Suis-je suicidaire ? Je n’en sais rien. En faite, je crois que non, au plus profond de moi. Mais par moment, c’est la simplicité. Et comme j’agis beaucoup sur un coup de tête quand il y a un trop plein, je ne suis jamais sur de rien. Le faire, ne pas le faire.

J’ai fait énormément de tentative de mes 13 à 22 ans. Autant dire que j’ai essayé toute les méthodes possible, mais il y a toujours eux quelqu’un, pour m’arrêter. M’arrêter dans ma tentative, mais pas dans la récidive. Jamais personne avant mes 19 ans ne s’est posé la question de pourquoi. Jamais.

Je ne peux pas dire que c’était des tentatives juste pour attirer l’attention. Non. Il y a toujours eu une réelle souffrance derrière. Une souffrance de cette vie  et d’un trop lourd combat contre des choses qui me dépassent. Il y a toujours eu derrière une envie réelle d’en finir. La question se pose alors de savoir quelle fin. Fin de quoi ? De la vie ? Non. De la souffrance assurément. De l’incompréhension de ce monde d’illogisme et de violence. De cette justice mal faite, qui est complice de tous les crimes. De cette justice mal faite qui a besoin de mort pour faire évoluer les loi. De ce moule sociétale dans lequel il faut a tout pris rentrer, sous peine d’être humilier, frappé, insulté ou rejeté. La société créée la violence, que la justice encourage en condamnant les victimes au repli et au silence.

Le monde va trop vite. Le monde est sens coeur. Le monde n’a pas de tête. Et toi, qui est la, qui voit, qui souffre, tu aimerais hurler, crier que tu te sens mal de cette société. Tu peux hurler, mais personne ne t’entendra. Tu peux hurler, mais il y a tellement de bruit, que ton cri sera vain. Le monde vie dans le bruit. Bruit constant du profit, du mépris, du pouvoir, de l’autorité.

Aba cette société, aba cette justice. S’il faut être mort pour être entendu, alors je mourrais au nom la paix, de l’écoute, et du changement. Je mourrais pour pouvoir crier et faire avancer les choses pour que les autres qui crient encore soient enfin entendu. Mais est-ce à moi de mourir ? Est-ce à moi de payer encore pour les erreurs, l’oubli, la violence, l’ignorance des autres ? Je ne crois pas. Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas être Juste et Bonne. Pourquoi les choses ne vont pas dans le bon sens des choses. Difficile à dire, difficile à entendre, difficile à comprendre, et difficile à vivre.

 En ce moment, je souffre de cette vie. Mais j’ai grande peine à l’exprimer. Je sais qu’il y a du monde pour m’écouter, mais je n’arrive pas à en parler. De ce mal-être si profond, que je n’y vois que cette solution.

J’ai envie de craquer, De me mettre à pleurer.
Je n’ai pas envie de partir, Juste envie de m’épanouir …

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